le Chevalier, la Mort et le Diable…

par mouscad

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Adam, Chevalier vieillissant, « sans peur et sans reproche », est plongé dans les saligues de son âme tourmentée. Son château fort originel s’éloigne dans le ciel, va-t-il le perdre de vue?, mais il a conquis sa toison, cet habit de peau que l’Éternel lui a donné et il sait maintenant qu’il va mourir, comme Il le lui a dit, en clair: « si tu en manges, tu en mourras »; l’information s’avérait exacte, il n’en avait jamais douté. D’aucuns croient que l’Éternel l’a chassé du Paradis pour le punir de Lui avoir désobéi, c’est un point de vue, évidemment, mais en réalité, en mangeant volontairement de l’Arbre de la connaissance du bien et du mal, il demande à voir ce qu’il y a derrière et il assume; maintenant, ses compagnons de route que sont désormais la Mort et le Diable, sont là pour le lui rappeler. C’est le sujet de ses réflexions, il regarde droit devant lui et il pense.
Je veux savoir ce que sont la vie et la mort; j’avais le choix, je l’ai fait, la Mort me le rappelle, avec son sablier, je l’avais bien comprise mais de toute façon ma vie est ailleurs, je ne fais ici que passer. Et l’autre, derrière moi, l’unicorne, lui aussi croit que je ne l’ai pas vu! Il a perdu la corne du Bien qu’il avait sous le nom de Satan, reste le Diable, qui voudrait me faire peur! Lis donc l’Apocalypse, ce Livre te concerne.
Mais le plus curieux, dans mon affaire, c’est la salamandre, sous les pieds de mon cheval: tout le monde va de l’avant, vers le Couchant, sauf elle qui remonte au Levant, d’où je viens… Elle passe au milieu des passions sans se bruler, elle va vers le Paradis par le plus court chemin. Elle est un peu moi, au fond, en tout cas je me reconnais en elle, quelque chose qui brule sans bruler et qui est éternel, quelque chose de caché…

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